lunedì 20 dicembre 2010

Pauvre école !

Article du 09.09.2008

Les protestes ne font que commencer et le nouveau Ministre de l'éducation, Mariastella Gelmini a, devant elle, un automne qui prévoit d'être mouvementé. Assemblées extraordinaires dans les écoles, récoltes de signatures et autres pétitions. Les enseignants et les parents d'élèves se mobilisent contre le retour du maître/de la maîtresse unique à l'école primaire, la scuola elementare, décidé par le nouveau gouvernement de Berlusconi. Ce super-prof est sensé enseigner toutes les branches, de l'italien aux mathématiques en passant par les sciences ou la géographie. Mais ce n'est pas tout, l'école déjà bien mal mise en Italie, verra son budget encore diminuer « grâce » à 2'500 professeurs en moins. L'idée de revenir au maître unique à l'école primaire ne convainc personne et cela concerne 2 millions et 580 mille enfants qui la fréquentent de 8 h 30 à 16 h 30. Enseigner de nos jours est un véritable sacerdoce mal payé et peu reconnu. Certaines restrictions sont certainement à faire, selon moi, mais elles doivent être décidées par ceux qui travaillent au jour le jour dans les écoles et qui en connaissent toutes les problématiques.

Les syndicats s'activent et ils ont déjà mis sur pied une grève nationale qui aura lieu le 17 octobre. Une parmi les nombreuses actions prévus, il y aura celle baptisée « Frozen » : le premier jour d'école, les élèves auront la surprise de retrouver leurs professeurs « congelés », couchés parterre afin de simuler la mort de l'école publique. Mais il n'y a pas que l'école primaire qui est mise à rude épreuve. L'école maternelle est aussi une victime des réductions de budget. Rien qu'à Turin, cela concerne environ 1'000 enfants de trois à six ans qui sont sur une liste d'attente afin d’avoir une place à l'école maternelle publique. La Commune a demandé l'ouverture d'une trentaine de nouvelles sections mais le gouvernement a refusé sous prétexte qu'il manque l'argent pour payer les soixante éducateurs nécessaires. Le gouvernement ne trouve pas les moyens d’investir pour la petite enfance mais Berlusconi trouve quand même 5 milliards de dollars pour aider la Lybie. C'est fou comme certaines causes sont mieux entendues que d'autres.



Povera scuola


Assemblee straordinarie nelle scuole, raccolte di firme e petizioni. La protesta sta solo iniziando e il nuovo Ministro dell’Educazione, Mariastella Gelmini ha, davanti a lei, un autunno movimentato. Gli insegnanti e i genitori si stanno mobilizzando contro il ritorno del maestro unico alla scuola elementare, deciso dal nuovo governo di Berlusconi. Questo super-prof deve insegnare tutte le materie, dall’italiano alla matematica passando dalle scienze o la geografia. Ma non è tutto, la scuola già mal messa in Italia, vera il suo budget ancora ridotto con 2'500 professori in meno. L’idea del maestro unico alla scuola elementare non convince nessuno e riguarda due milioni e 580 mille bambini che la frequentano dalle 8.30 alle 16.30. Insegnare nei giorni nostri è una vocazione mal pagata e poco riconosciuta. Certi tagli, secondo me, sono anche necessari ma vanno fatti bene da chi lavora all’interno della scuola, giorno dopo giorno e che ne conosce tutte le problematiche.

I sindacati si attivano e hanno già organizzato uno sciopero nazionale che avrà luogo il 17 ottobre. Una tra le tante azioni previste c’è quella chiamata “Frozen” : il primo giorno di scuola, gli allievi avranno la sorpresa di trovare i loro professori “congelati”, sdraiati per terra per simulare la morte della scuola pubblica. Ma non c’è solo la scuola elementare che è messa male, anche la scuola materna è vittima di tagli. Solo a Torino, questo riguarda circa 1'000 bambini di tre a sei anni che sono in lista d’attesa per avere un posto. Il Comune ha chiesto l’apertura di una trentina di sezioni ma il governo ha rifiutato perché mancano i soldi per pagare i sessanta educatori necessari. Non li trova per la scuola ma Berlusconi offre 5 miliardi di dollari per aiutare la Libia. E’ incredibile come certe cause si fanno sentire meglio di altre.

mercoledì 8 dicembre 2010

Interdire l'absurde

Article du 25.08.2008

Beaucoup sont encore en vacances et en ville on respire un air un peu moins pollué. Il fait chaud et beau et je profite de ce calme avant le chaos de septembre. Nos hommes politiques, par-contre, ne se font pas prendre par la paresse ambiante. Bien au contraire, ils travaillent d'arrache-pied afin de nous simplifier la vie, à nous, pauvres citoyens. Nous avons découvert, par l’intermédiaire des journaux, toute une série d'ordonnances pénales, plus connues sous le nom de "décret Maroni" concernant la sécurité. Ce décret contient une quantité impressionnante de nouvelles lois votées au nom "du décor urbain et de la décence publique" qui a fait appel à la créativité des administrations locales. Les communes n'ont pas attendu afin de se mettre au travail, certaines avec grande assiduité. Des exemples ?

Milan s'est empressé de compter son nombre de clochards en une journée : 2412. Taormina interdit aux gens de se promener à torse nu en dehors des plages. Capri et Positano interdisent les sabots dans leur centre historique car le bruit peut déranger les touristes. Sur la plage d'Is Arutas, en Sardaigne, il est interdit de fumer sous peine d'une amende de 860 euros. A Viareggio, le skateboard est banni du centre historique. Dans d'autres villes, il est interdit de tondre l'herbe durant le week-end ou encore pour ceux qui pêchent, un maximum de deux cannes-à-pêche par personne est autorisé. A Voghera, ils ont inventé l’interdiction de s'asseoir sur un banc après 23 heures à plus de trois personnes. Il n'y a pas de limites à la frénésie des interdits. Le syndic d'Eboli a introduit une amende de 500 euros en cas d'étreintes un peu poussées en voiture. Afin de combattre la pédophilie, la commune de Trento a interdit de filmer les enfants sur la plage et Forte dei Marmi, la construction de châteaux de sable. Et pour couronner le tout, l'Alto Adige interdit d'abîmer les panneaux d'interdiction.

Mais c'est à Florence que la créativité a été la plus fructueuse. Le 11 août 2008 est entré en vigueur un règlement de la police intitulé "Norme pour une cohabitation civile en ville". Il est interdit de se coucher parterre, même en cas de malaise. Il est interdit de se laver les aisselles dans les fontaines publiques, cela pourrait choquer les âmes sensibles. Il est interdit d'attacher son vélo à un banc public, ça fait désordre. Il est également interdit de secouer les nappes et les tapis par la fenêtre (500 euros d'amende). Mais le pire reste à venir : il est interdit de manger en public ! Deux familles françaises ont en fait les frais alors qu'elles mangeaient tranquillement leur sandwich dans la rue... 160 euros d'amende ! Ce n’est pas fait pour aider le tourisme mais c’est un bon moyen de remplir les caisses des communes. Comme quoi la bonne éducation n'a pas de prix.



Vietare l’assurdo


Tanti sono ancora in ferie e nella città si respira un’aria un po’ meno inquinata. Fa bello e caldo e approfitto di questa calma prima del caos di settembre. I nostri uomini politici, invece, non si tirano indietro davanti al lavoro e cercano di semplificare la vita a tutti noi, poveri cittadini. Abbiamo scoperto tramite la stampa, che sono state votate tutta una serie di ordinanze penali, più conosciute come “decreto Maroni” che riguardano la sicurezza. Questo decreto contiene una quantità impressionante di nuove leggi votate in nome del “decoro urbano e della decenza pubblica” e che ha fatto appello alla creatività delle amministrazioni locali. I comuni non hanno aspettato per mettersi al lavoro, alcuni con grande assiduità. Qualche esempio ?

Milano si è affrettata ha conteggiare i suoi barboni in un giorno : 2412. Taormina vieta alla gente di girare a torso nudo fuori dalle spiagge. Capri e Positano vietano gli zoccoli nel centro storico perché il rumore potrebbe disturbare i turisti. Sulla spiaggia d’Is Arutas, in Sardegna, è vietato fumare (860 euro di multa). A Viareggio, lo skateboard è bandito dal centro storico. In altre città, è vietato falciare l’erba durante il fine settimana o per quelli che pescano, un massimo di due canne da pesca a persona è autorizzato. A Voghera, hanno inventato il divieto di sedersi su una panchina dopo le ventitré a più di tre persone. Non c’è limite alla frenesia dei divieti. Il sindaco di Eboli ha introdotto una multa di 500 euro in caso di tenere effusioni in macchina. Per combattere la pedofilia, è vietato filmare i bambini sulla spiaggia o a Forte dei Marmi, la costruzione di castelli di sabbia. E per finire, l’Alto Adige vieta di danneggiare i pannelli di divieto.

Ma è a Firenze che la creatività è stata la più feconda. Dall’11 agosto 2008 è entrato in vigore un regolamento della polizia intitolato “Norma per una coabitazione civile in città”. E’ vietato sdraiarsi per terra, anche in caso di malore. E’ vietato lavarsi le ascelle nelle fontane pubbliche, potrebbe disturbare le anime sensibili. E’ vietato legare la bici a una panchina, fa disordine. E’ vietato sbattere la tovaglia o i tappeti dalla finestra (500 euro di multa). Ma il peggio deve ancora arrivare : è vietato di mangiare in pubblico ! Una famiglia francese stava mangiando tranquillamente panini per strada… 160 euro di multa ! Divieti che non aiuteranno di certo il nostro turismo ma che riempiranno certamente le casse dei comuni. La buona educazione non ha prezzo.

La Maison Blanche et Berlusconi

Article du 09.07.2008

Il semblerait que les italiens se réveillent enfin de leur torpeur estivale. Une grosse manifestation a eu lieu hier à Rome contre le nouveau gouvernement. Une partie du peuple italien, à quelques mois des élections, proteste contre Berlusconi qui ne tient pas ses promesses et qui au lieu de s'occuper des problèmes concrets du pays, pense à ses propres intérêts. Après le scandale du "paquet sécurité" qui voulait pénaliser gravement les clandestins, il a eu l'idée de prendre les empreintes digitales de tous les tziganes, les enfants y compris. De plus, Berlusconi aimerait faire voter une mesure qui prévoit de suspendre les procès de petite importance ce qui, évidemment, est dans son intérêt personnel.

Je trouve toujours intéressant de voir quelle opinion ont les autres de l'Italie. Lors d'une récente visite de George W. Bush en Italie, la Maison Blanche a distribué un dossier de presse aux journalistes dans lequel on pouvait lire que Romano Prodi était encore au Palazzo Chigi. Il s'en est suivi un mea culpa de la part des américains, mais alors que tout pouvait en rester là, une autre gaffe diplomatique a eu lieu à Tokyo durant le G8. Le service de presse de la Maison Blanche a rédigé un nouveau dossier de presse dans lequel les informations biographiques concernant Silvio Berlusconi, avaient un contenu décidément polémique.

En voici un extrait : "Le premier italien Silvio Berlusconi a été un des plus controversés leaders dans l'histoire d'un pays connu pour son gouvernement corrompu et ses vices. (...) C'est un homme d'affaire avec beaucoup de propriétés et d'une grande influence dans les médias internationaux. Il a été longtemps considéré comme un dilettante en politique mais il a su conquérir son importante position seulement grâce à son influence sur les médias nationaux.(...) Il est détesté par de nombreuses personnes mais il est respecté au moins par tous pour sa "bella figura" : grâce à son sens des affaires, il a crée un empire personnel qui a produit le gouvernement italien le plus long et une position enviable, une des personnes les plus riches du pays. (...) Dans sa jeunesse, il a gagné sa vie en organisant des spectacles de marionnettes pour lequel il faisait payer le billet d'entrée, il a vendu des aspirateurs, il a travaillé sur des croisières comme chanteur, il été photographe et il faisait les devoirs des ses camarades en échange d'argent."

Le porte-parole du Premier, Tony Fratto, a toute de suite réagit en diffusant le message d'excuses des américains : "Le texte a été écrit dans un langage insultant vis-à-vis de Silvio Berlusconi et du peuple italien (...) Nous demandons pardon pour cette erreur inopportune car tout le monde connaît le respect qu'à Bush pour Berlusconi et pour tous les italiens." Reste une question : qui donc a bien pu rédiger le dossier de presse de la discorde ?



La Casa Bianca e Berlusconi


Sembrerebbe che gli italiani si stiano svegliando del torpore estivo. E’ stata organizzata una grande manifestazione ieri a Roma contro il nuovo governo. Una parte del popolo italiano, a qualche mese delle elezioni, protesta contro il Cavaliere che non sta rispettando le promesse fatte durante la sua campagna elettorale e che, per il momento, invece di occuparsi dei problemi del paese, pensa a suoi propri interessi. Dopo lo scandalo del pacchetto sicurezza che voleva penalizzare pesantemente i clandestini, c’è stata l’idea di raccogliere le impronte digitali di tutti roms, bambini compresi. Inoltre, Berlusconi vuole fare votare una legge che prevede la sospensione dei processi di piccola importanza, misura che sarebbe nel suo interesse personale.

Sono sempre curiosa di vedere come parlano dell’Italia all’estero. A questo proposito, durante une recente visita di George W. Bush in Italia, la Casa Bianca ha distribuito ai giornalisti una cartella stampa nella quale si poteva leggere che Romano Prodi era ancora a Palazzo Chigi. Dopo le scuse da parte degli americani, un'altra gaffe diplomatica è avvenuta a Tokyo durante il G8. L’incriminata è sempre la cartella stampa della Casa Bianca per i giornalisti e questa volta, sono le informazioni biografiche riguardando Silvio Berlusconi che aveva un contenuto decisamente polemico.

Il premier Silvio Berlusconi è stato uno dei leader più controversi nella storia di un paese conosciuto per il suo governo corrotto e i suoi vizi. (…) E’ un uomo d’affare con tante proprietà e di una grande influenza nei media internazionali. E’ stato a lungo considerato come un dilettante in politica ma ha saputo conquistare un’importante posizione solo grazie alla sua influenza sui media nazionali. (…) E’ odiato da numerose persone ma è rispettato al meno da tutti per la sua “bella figura” : grazie al suo senso degli affari, ha creato un impero personale che ha prodotto il governo più lungo e una posizione invidiabile, une delle persone più ricche del paese. (…) Nella sua gioventù, ha guadagnato la sua vita organizzando spettacoli di marionette, ha venduto aspirapolveri, ha lavorato sulle crociere come cantante, è stato fotografo e faceva i compiti dei suoi compagni in cambio di soldi.

Immediata la reazione di Tony Fratto, il porta-voce di Berlusconi, che ha diffuso il messaggio di scuse degli americani : “Il testo è stato scritto in un linguaggio insultante nei confronti di Silvio Berlusconi e del popolo italiano. (…) Chiediamo scusa per questo errore inopportuno perché tutti conoscono il rispetto che ha Bush per Berlusconi e per tutti gli italiani.” Resta una domanda : chi a scritto la cartella stampa della discordia ?

venerdì 3 dicembre 2010

Le paquet sécurité

Article du 14.06.2008

Suite à la récente agression à l’intérieur d’un camp tzigane à Rome par des italiens, les médias ne parlent que de sécurité. Parallèlement, le gouvernement propose des mesures contre la petite criminalité qui prévoient de faire purger concrètement la peine infligée. On l'appelle "il pacco sicurezza" et cela fait déjà couler beaucoup d’encre. A l'étranger, l'Italie passe pour être un pays raciste. Vu de l'extérieur, on pourrait le penser mais la situation est bien plus complexe. C'est vrai aussi que pour ceux qui doivent émigrer dans un pays européen, l'Italie a la réputation d'être un endroit dans lequel on peut vivre relativement bien, facilement accessible par la mer et pour certains, on peut commettre des petits délits sans avoir trop de problème avec la justice.

Une des mesures proposée par le gouvernement de Berlusconi est la pénalisation dès l'entrée illégale sur le territoire italien. Mais il semblerait que cela ne soit pas réellement applicable et le Cavaliere même, dans un deuxième temps, a fait marche arrière. Imaginez un peu le scénario : une loi qui punit 700'000 à 1 million d'immigrés clandestins qui vivent en Italie. Beaucoup d'entre eux, travaillent comme ouvriers, femmes de ménage ou aide à domicile pour les personnages âgées. Une véritable force de travail et des tâches que les italiens ne veulent pas faire. Parmi eux, se trouvent aussi les petits délinquants mais ils ne représentent qu’une petite partie des étrangers. Punir pénalement tous les sans-papiers est une vraie utopie ! L'Italie oublie parfois qu'elle a été un pays d'émigré jusqu'à il y a quelques décennies.

L'autre soir, j'ai vu à la télévision un reportage sur le quartier dans lequel j'habite à Turin, Porta Palazzo et je vous assure que j'ai eu l'impression que c'était le Bronx. On le sait bien, les médias ont tendance à dramatiser certaines situations, avec un montage et une musique efficace, un même sujet peut prendre deux directions différentes. C'est vrai aussi que c'est un quartier haut en couleurs au sein duquel se côtoient arabes, chinois, roumains, africains et italiens. Et c'est une chose positive ! Il y a aussi la fameux marché de Porta Palazzo qui draine énormément de monde et qui, inévitablement, génère une petite délinquance, mais pas plus que dans d'autres quartiers de la ville ou d'autres grandes villes européennes. En quatre ans ici, je n'ai jamais eu aucun problème et la vie au quotidien est bien plus agréable que certains le pensent. Au-delà de toutes les mesures que l'on peut prendre afin que les gens se sentent plus en sécurité, la première chose à faire, d’après moi, c'est un grand travail sur l'intégration des étrangers. Sans emploi et sans éducation, l'immigré a bien peu de chance de se faire une place.



Il pacco sicurezza


In seguito alla recente aggressione avvenuta in un campo nomade a Roma da parte d’italiani, i media parlono solo di sicurezza. In parallelo, il governo prevede un piano contro la piccola criminalità che vuole fare scontare concretamente la pena comminata. Questa misura ha un nome, “il pacco sicurezza” e fa già parlare molto di se. All’estero, l’Italia passa per essere un paese razzista e visto dall’esterno, si potrebbe pensare che è cosi ma la realtà è molto più complessa. E’ anche vero che per chi vuole immigrare in Europa, l’Italia ha la reputazione di essere un luogo dove si vive abbastanza bene, è facilmente raggiungibile per mare e dove, per qualcuno di loro, la giustizia non da troppi problemi.

Una di queste misure proposte del nuovo governo di Silvio Berlusconi è la penalizzazione dell’entrata illegale sul territorio italiano. Ma non sembra che sia realmente possibile applicarla e il Cavaliere avrebbe fatto, in un secondo tempo, un passo indietro. Immaginate un attimo lo scenario : punire 700'000 a un milione d’immigrati clandestini che vivono in Italia. Tanti di loro lavorano come operai, muratori, donne delle pulizie, bandanti ecc. Una vera forza di lavoro che quello che gli italiani non sono più disposti a fare. Tra loro, ci sono anche i piccoli delinquenti ma sono una minoranza. Punire legalmente tutti i clandestini è una vera utopia ! L’Italia sembra a volte dimenticare che è stato un paese d’immigrati sino a qualche decennio fa.

L’altra sera, ho visto in televisione un servizio sulla zona dové abito a Torino, Porta Palazzo e vi assicuro che ho avuto l’impressione di vivere nel Bronx. Si sa, i media tendono a esagerare o a drammatizzare certe situazioni, con un montaggio particolare o una musica efficiente, lo stesso tema può prendere due strade molto diverse. E’ anche vero che questa zona è molto variegata, dové si mescolano tutte le etnie, arabi, cinese, africani, rumeni e italiani. Ma è una cosa molto positiva secondo me. C’è anche il famoso mercato di Porta Palazzo che porta tantissime persone da tutta la città e inevitabilmente, è un luogo che genera piccola delinquenza ma non molto di più che in altre zone della città. In quattro anni che vivo qui non mi è mai successo niente, il quotidiano è molto più bello che qualcuno pensa. Al di la di tutte le misure che si possono prendere per fare in modo che la gente si senta più al sicuro, la prima cosa da fare, secondo me, è un grande lavoro sull’integrazione degli stranieri. Senza un impiego o senza educazione, l’immigrato ha poche possibilità di sentirsi bene qua.

lunedì 29 novembre 2010

Gomorra


Article du 24.05.2008

On connaît tous les clichés sur les différents pays comme par exemple qu’en Suisse, on est tous banquiers et on mange du chocolat à longueur de journée. Les allemands sont précis, les suédois sont tous blonds aux yeux bleus ou encore les italiens... tous des mafieux ! Pour les intéressés, parfois ces stéréotypes peuvent (justement) agacer.

Mais je vous assure qu'après avoir vu le film "Gomorra" de Matteo Garrone, en ce qui concerne les italiens, le cliché n'est pas très loin de la réalité. Le film est tiré du livre-enquête « Gomorra » publié chez Mondadori, d'un jeune auteur napolitain de 28 ans, Roberto Saviano. Son livre a déjà été vendu à plus d'un million d'exemplaires depuis sa publication, il y a deux ans. Un des mérites de l'auteur est d'avoir su raconter les luttes entre les différentes bandes rivales et leurs conséquences, de manière captivante. Aujourd'hui, ces révélations l'obligent à vivre sous protection. D'après lui, la mafia ne lui reproche pas le fait d'avoir écrit le livre mais le succès rencontré à travers toute l'Italie et à l’étranger.

Le film traite d'une réalité bien précise, la mafia napolitaine, dite aussi la camorra, même si le livre lui est, évidemment, plus exhaustif. Le réalisateur qualifie lui-même son film "d'apocalyptique et sans espoir". "Gomorra" nous plonge, de manière très crue, dans le quotidien d'un des quartiers chaud de Naples, gangrené par le trafic d'armes et de drogues. On est à la limite du film documentaire, avec des plans serrés et une caméra à l'épaule. On sort du cinéma, un peu étourdi et très impuissant. C'est un système désormais ancré depuis tellement de temps, qu'il semble inamovible et inévitable. On constate que la mafia est partout, dans les plus petites choses du quotidien. Elle règle et contrôle la vie de milliers de gens, même à leur insu. Le film montre, notamment, l'influence qu'elle a dans des milieux tels que le recyclage des déchets ou la mode.

Après le livre, le film rencontre lui aussi un grand succès dans les salles italiennes, ce qui me réjouit. On dit que les gens vont au cinéma pour se divertir, mais ils sont aussi très nombreux, ceux qui veulent s'informer. Rappelons que "Gomorra" est en lice, actuellement, pour la Palme d'Or au Festival de Cannes. Souhaitons-lui bonne chance !


Gomorra

Conosciamo tutti i luoghi comuni su i paesi come per esempio gli Svizzeri lavorano tutti in banca e mangiano cioccolata tutto il giorno. I tedeschi sono precisi, gli svedesi sono tutti biondi con gli occhi blu o ancora gli italiani sono tutti mafiosi. Per i diretti interessati, questi stereotipi possono, a volte, (giustamente) dare fastidio.

Ma vi assicuro che dopo aver visto il film di Matteo Garrone, per quanto riguarda gli italiani, il cliché non è molto lontano dalla realtà. Il film s’ispira del libro-inchiesta “Gomorra” di un giovane scrittore napoletano di ventotto anni, Roberto Saviano. Il suo libro è stato già venduto a più d’un milione di copie dalla sua pubblicazione due anni fa. Uno dei meriti dell’autore è di avere saputo raccontare le lotte tra le diverse bande rivali e le loro conseguenze, in modo molto accattivante. Oggi, queste rivelazioni l’hanno costretto a vivere sotto scorta. Secondo lui, la mafia non gli rimprovera di avere scritto il libro ma il successo riscontrato in tutta Italia e anche all’estero.

Il film racconta una realtà ben precisa, la mafia napoletana, chiamata “camorra” anche se il libro è molto più esaustivo. Il regista qualifica il suo film di “apocalittico e senza speranza”. “Gomorra” mostra in modo molto crudo, il quotidiano di uno dei quartieri più caldi di Napoli, impadronito dal traffico d’armi e di droga. E’ molto vicino a un film documentario, con piani stretti e la videocamera sulla spalla. Ci esce dal cinema, un po’ storditi e con un grande senso d’impotenza. E’ un sistema consolidato oramai da cosi tanto tempo che sembra inamovibile e inevitabile. Si capisce che la mafia è dappertutto, a tutti i livelli della società e nelle più piccole cose del quotidiano. Regola e controlla la vite di migliaia di persone, anche alla loro insaputa. Il film dimostra inoltre, l’influenza che ha nei settori come il riciclaggio dei rifiuti o nel mondo della moda.

Dopo il libro, il film incontra anche lui un grande successo nelle sale italiane. Questo dimostra che la gente non vuole solo divertirsi o cambiarsi le idee andando al cinema ma che sono molto numerosi quelli che vogliono informarsi. Ricordo che “Gomorra” è in concorso in questo periodo per la Palme d’Or al Festival di Cannes. Auguriamoli buona fortuna !

Eataly : le supermarché de luxe



Article du 22.05.2008

On le sait, l'Italie est en pleine crise économique. En attendant de voir si le nouveau gouvernement tiendra toutes ses promesses, il y a une certaine catégorie de la population, qui ne connaît pas de soucis financiers. A Turin, ceux-ci peuvent se permettre d'aller à Eataly, le nouveau supermarché de luxe qui mise tout sur la qualité.

A une année de l'ouverture, le succès rencontré par Eataly est évident. Oscar Farinetti, l’un des créateurs, y a cru depuis le début, malgré tout ceux qui l'on découragé. Quelques chiffres : 30 millions d'euros de chiffre d'affaire, 2 millions et demie de visitateurs et 1 million et demi d'acheteurs. Pas mal pour un supermarché alimentaire de 10 mille mètres carrés et qui a, pour but, de vendre uniquement de la nourriture de haute qualité. On y trouve les mêmes produits frais qu'au marché : des fruits, des légumes, de la viande, du poisson ou encore du pain (levure naturelle, farine travaillée avec la pierre, cuisson dans un four à bois) à 3,50 euros le kilo. Le vin est vendu à 2 euros le litre (1.80 pour les retraités) soigneusement choisi par les spécialistes d’Eataly, bon et pas cher. Et le lait est hyper frais, à peine trait de la vache, non pasteurisé et une fois qu'on le met à bouillir il fait de la crème…

La clientèle est très variée, de l'homme d'affaire au retraité, en passant par les vips qui sont font livrer les courses à la maison. Il y en a même qui sont prêts à dépenser 10 euros pour un kilo de radis de Trévise super biologique. Eataly c'est également des restaurants qui proposent des menus de haute qualité gastronomique. Les clients sont assis sur des bancs que l’on pourrait définir de « démocratiques". Côte-à-côte, les femmes au foyer et les étudiants, les employés et les ouvriers, mais aussi l'homme de télévision ou le syndic de la ville, qui passe le pain ou l'eau, car ils sont en communs pour tout le monde ! Ici, pas de politique, les gens viennent pour célébrer la bonne table.


Eataly : il supermercato di lusso

Si sa, l’Italia è in piena crisi economica. Aspettando de vedere se il nuovo governo terra tutte le sue promesse, c’è una categoria della popolazione che non conosce problemi finanziari. A Torino, possono permettersi di fare la spesa a Eataly, il nuovo supermercato di lusso che punta tutto sulla qualità.

A un anno dell’apertura, il successo è evidente. Oscar Farinetti, uno degli ideatori ci ha creduto sin dall’inizio, nonostante quelli che l’hanno scoraggiato. Qualche cifra : 30 milioni di euro di fatturato, due milioni e mezzo di visitatori e un milione e mezzo di clienti. Non male per un supermercato alimentare di dieci milioni metri quadri che ha come scopo di vendere solo cibo di alta qualità. All’interno troviamo gli stessi prodotti freschi del mercato : frutta, verdura, carne, pesce o pane (lievitato naturalmente, farina lavorato con la pietra, cotto con il forno a legna) à 3,50 euro il kilo. Il vino è venduto a 2 euro al litro (1.80 per i pensionati) scelto accuratamente, buono ed economico. E il latte è super fresco, a pena munto, non pastorizzato e una volta bollito fa anche la panna…

La clientela è molto variegata, va dall’uomo d’affare al pensionato, passando dai vip che si fanno portare la spesa a casa. Ci sono anche quelli che sono disposti a pagare 10 euro il kilo per il radicchio di Treviso super biologico. Eataly non è solo il supermercato ma sono anche i ristoranti che propongono menu di alta qualità gastronomica. I clienti sono seduti su delle panchine che si potrebbero definire di democratiche. Seduti tutti insiemi, le casalinghe con gli studenti, impiegati con operai ma anche uomi di televisione o sindaco della città, che si passano il pane o l’acqua perché è a disposizione per tutti. Qui non si fa politica, la gente viene per celebrare la buona tavola.

sabato 27 novembre 2010

Publicité mensongère

Article du 16.05.2008

C'est bien connu, le rôle de la publicité c'est de nous faire acheter ou du moins d'imaginer pouvoir le faire. En ce moment, il y a une qui me pousse à faire le contraire : boycotter ! Je ne peux évidemment pas citer la marque mais l’affiche en question nous vend les mérites d’une poussette. A chaque fois que je la vois, cela m'énerve et j'aimerais donc partager mon indignation et ma perplexité.

L’image montre une jeune mère, épanouie (cela va de soi) et tirée à 4 épingles, allongée nonchalamment sur une chaise longue en osier qui observe, un sourire béat aux lèvres, son jeune bambin (dont le sexe est incertain histoire que tout le monde puisse s'identifier) s'amuser avec sa nouvelle poussette. Pas besoin de vous dire que le petit est habillé comme pour les grandes occasions (mariage ? baptême ?). Mais le pire reste à venir : où se déroule cette tendre scène ? Au parc ? Dans la cour derrière la maison ? A la sortie de l'école ? Mais que nenni, c'est trop banal. Non, ils sont trouvés bien mieux : ils se trouvent devant une magnifique PISCINE, avec, comme décor au loin, des palmiers (habillés ainsi ?).

Je sais bien que la publicité est sensée nous faire rêver mais là, franchement, ce n’est pas crédible du tout. L'enfant est à peine en âge de marcher et on sait à quel point, ils sont maladroits et inconscients du danger qui les entoure. Je ne suis pas non plus une paranoïaque, mais je vous assure qu'aucune mère de famille ne laisserait son jeune enfant jouer aussi près d'une piscine, sans protection et surtout, aussi loin d'elle, comme c'est le cas dans cette image. C'est toute la situation qui frôle le loufoque. Quelle jeune mère de famille peut s'identifier à celle-ci ? Habillée de beige de la tête au pied, quand on sait à quel point les enfants aiment essuyer leurs mains poisseuses sur votre nouveau jeans ou encore qu’ils attendent juste le bon moment pour régurgiter leur lait alors que vous avez à peine enfilé votre tee-shirt pour aller travailler. Sans parler des chaussures. Elle porte, bien évidemment, des hauts talons. Pas vraiment ce qu’il y a de plus pratique quand on va au parc avec la poussette. Et puis je passe sur sa magnifique coiffure et son teint de pêche. Elle en a de la chance d'avoir le temps d'aller chez le coiffeur ou chez l'esthéticienne sans devoir s'organiser six mois à l'avance !

Les mauvaises langues me répliqueront que je suis jalouse. C'est vrai, j'aimerais moi aussi me relaxer sur une chaise longue au bord d'une belle piscine dans un pays de rêve. Peut-être que la personne qui a imaginé cette campagne publicitaire aimerait me convaincre d'améliorer mon aspect extérieur ? Une jeune mère de famille ne doit pas se laisser aller, malgré les 5 heures de sommeil par nuit, la dent du petit dernier, les courses, le travail, la maison et l'otite du grand. C'est promis, juré, la prochaine fois que j'irais en ballade avec mes enfants, je ferais un effort.


Falsa pubblicità

Si sa, il ruolo della pubblicità è di fare comprare o per lo meno di immaginare poterlo fare. In questo periodo, c’è una campagna pubblicitaria che mi farebbe fare proprio il contrario. Non posso citare la marca ma il manifesto in questione ci vuole vendere un passeggino. Ogni volta che lo vedo, mi arrabbio e vorrei condividere la mia indignazione e la mia perplessità.

L’immagine ci mostra una splendida neo-mamma (ovvio) elegantissima, sdraiata con noncuranza su uno sdraio di vimini e che guarda, un sorriso beato sulle labbra, il suo bimbetto (di cui il sesso non ci capisce bene cosi tutti si possono identificare) che si sta divertendo con il suo nuovo passeggino. Non bisogna precisare che anche il bambino è vestito per le grandi occasioni (matrimonio ? battesimo ?). Ma il peggio deve ancora arrivare : dov’è ambientata questa tenera scena ? Al parco ? Nel cortile dietro casa ? All’uscita della scuola ? Ma certo che no ! I nostri due protagonisti si trovano vicino a una PISCINA, con tanto di palme. Un paesaggio esotico dunque… vestiti cosi ?

So benissimo che la pubblicità ci deve fare sognare ma questa è veramente poco credibile. Il bambino è appena in età di camminare e si sa quanto sono incoscienti del pericolo. Non sono una persona paranoica ma vi assicuro che nessuna madre di famiglia lascerebbe giocare il suo piccolo cosi vicino di una piscina, senza protezione e soprattutto cosi lontano da lei, com’è il caso di questa immagine. Tutta la situazione è proprio buffa. Quale giovane mamma può identificarsi a questa ? Vestita di beige dalla testa ai piedi quando si sa quanto piace ai bambini piccoli pulirsi le mani sul nuovo jeans o come aspettano solo il momento giusto per rigurgitare il latte sulla maglietta poco prima di andare al lavoro ? Senza parlare delle scarpe. Tacchi a spilli. Vertiginosi. Metto alla prova qualsiasi mamma di andare al parco con scarpe del genere. E non parlo della sua splendida piega e della sua luminosa carnagione. Che fortuna che ha di avere tutto questo tempo per andare dal parrucchiere o dall’estetista senza doversi organizzare sei mesi prima !

Posso sembrare gelosa e in effetti lo sono. Anche a me piacerebbe potermi rilassarmi, spensierata su uno sdraio al bordo di una piscina in un paese di sogno. Forse la persona che ha ideato questa campagna vorrebbe convincermi a migliorare il mio aspetto ? Una giovane madre di famiglia non deve lasciarsi andare anche se ha dormito solo cinque ore la notte, che sta uscendo un dentino al piccolo, che c’è la spesa da fare, il lavoro, la casa e l’otite del grande. Lo prometto, la prossima volta che andrò in giro con i miei figli, farò uno sforzo.

Le mal du pays

Article du 13.05.2008

Le mal du pays

Me voici de retour à Turin, après un court séjour en Suisse et, à chaque fois, la même nostalgie. Je sais au fond de moi que c'est ridicule, mais je n'y peux rien. Heureusement, cela ne dure pas longtemps. Pourtant, ma vie est ici et je ne peux pas dire que je ne m'y sens pas bien. Après presque quatre ans, je me suis bien intégrée, j'ai des amis et une vie sociale sympa. Et puis, Turin offre beaucoup à tous les niveaux : cinéma, théâtre, art, design, bonne table, belles balades et shopping de rêve. Au niveau affectif, j'ai également tout ce qui faut ici, mais alors, me direz-vous : où est le problème ?

Mon problème c'est que je rêve d'un pays impossible, de marier les belles choses de l'Italie avec celles de la Suisse. J'aimerais un climat doux et sec avec des paysages verdoyants et fleuris. J'aimerais la chaleur humaine et la spontanéité italienne alliée au respect et à la discrétion helvétique. J'aimerais la débrouillardise et la souplesse côtoyant la précision et la fiabilité. J'aimerais la franchise main dans la main avec le sens civique. J'aimerais la mer méditerranée et les plages du lac Léman.

J'ai lu quelque chose qui m'a beaucoup parlé à ce sujet dans le magnifique livre de Nuala O'Faolain, journaliste et écrivaine irlandaise, "J'y suis presque" : "Je veux vivre là où je connais les hommes politiques, là où ma voisine de bus était à l'école avec ma tante, où les gens prennent la peine d'essayer de bien parler et où je peux entendre ma propre langue, ma propre musique, les blagues que je comprends". J'ai beaucoup d'admiration pour ceux qui sont capables de tout quitter et de se refaire une vie, sans trop souffrir ou, en tout cas, le moins possible... comment font-ils ?

La réponse est peut-être dans le livre de Nuala O'Faolain : "Mais j'ignore encore combien de temps il faut avant de se sentir chez soi dans un nouvel endroit. Puis je me demande : mais où ? Nulle part en Irlande non plus je ne me sens complètement chez moi. (...) Je crois que l'on peut naître avec le mal du pays. Je crois qu'on peut avoir un cœur disloqué. Aucun endroit ne fera l'affaire. La plus merveilleuse des demeures dans un monde d'amour absolu ne ferait pas l'affaire - on chercherait encore à savoir à quel lieu on appartient vraiment."



Una certa nostalgia


Eccomi qua di ritorno a Torino dopo qualche giorno in Svizzera e ogni volta, la stessa nostalgia. So che sembra ridicolo ma non ci posso fare niente, è più forte di me. Meno male, non dura tanto. Oramai la mia vita è qui e non posso dire che mi trovo male. Dopo quasi quattro anni, mi sono integrata bene, ho degli amici e una bella vita sociale. E poi, Torino offre molto a tanti livelli : cinema, teatro, arte, cucina, passeggiate e shopping di sogno. Al livello affettivo, non mi manca niente. Allora mi chiederete, dove il problema ?

Il mio problema è che sogno di un paese impossibile, il matrimonio delle belle cose dell’Italia con quelle della Svizzera. Vorrei un clima mite e secco con i paesaggi verdeggianti e montani. Vorrei le colline torinesi e il lungo Po con le spiagge del Lago Léman. Vorrei il calore umano e la spontaneità italiana alleata al rispetto e alla discrezione elvetica. Vorrei l’intraprendenza e la flessibilità costeggiando la precisione e l’affidabilità. Vorrei la franchezza mano nella mano con il senso civico. Ho letto qualcosa a proposito che mi ha colpito molto nel bellissimo libro della scrittrice e giornaliste irlandese Nuala O’Falain : “Voglio vivere la dove conosco gli uomini politici, la dove la mia vicina de pullman era a scuola con la mia zia, dove la gente si sforza di parlare bene e dove posso sentire la mia propria lingua, la mia musica, le battute che capisco”.

Ho molto ammirazione per quelli che sono capaci di lasciare tutto e di rifarsi una vita, senza troppo soffrire o, per lo meno, il meno possibile… ma come fanno ? La risposta è forse nel libro di Nuala O’Falain : “Ma ignoro ancora quanto tempo ci vuole prima di sentirsi a casa sua in un nuovo posto. E poi mi chiedo : ma dove ? Da nessuna parte in Irlanda non mi sento completamente a casa mia (…) Credo che si possa nascere con la nostalgia del proprio paese. Credo che si può avere un cuore dislocato. Nessun posto sarà mai quello giusto. La più meravigliosa delle dimore in un mondo di amore assoluto ne sarà mai giusta – cercheremo ancora di sapere a quale luogo apparteniamo realmente”.

domenica 21 novembre 2010

Toute la vie devant soi



Article du 29.04.2008

Aujourd'hui je vous parlerai d'un excellent film que j'ai vu hier : "Tutta la vita davanti" de Paolo Virzi, sorti dans les salles italiennes le 28 mars 2008. J'avais déjà traité, dans un précédent article, de cette génération de jeunes fraîchement sorti de l’Université et qui finissent par travailler comme téléphoniste. C’est une des première fois qu'au cinéma cette réalité est montrée de manière si explicite.

C'est un voyage dans l'Italie d'aujourd'hui, à travers l’histoire d'une jeune femme, Marta (interprétée par Isabella Ragonese), diplômée en philosophie et qui se met à la recherche de son premier emploi. Elle découvre un monde pour elle méconnu jusque là, celui du call-center. Elle rencontre des personnages forts et attachants : un syndicaliste idéaliste, un fille-mère irresponsable, un employé modèle et plein de zèle, une cheffe brillante au travail mais dont la vie privée est une catastrophe (personnage interprété par une étonnante Sabrina Ferilli), un directeur cynique et arrogant. Bref : ici toute l'humanité se côtoie et je dois dire que le film est vraiment réussi.

Paola Virzi décrit avec brio, une ambiance de travail souvent impitoyable. Il a choisit le call-center comme symbole de la précarité mais il dénonce les conditions de travail de manière ironique comme, par exemple, quand Marta, s'oblige à regarder "Il Grande Fratello" (correspondant au "Loft" en France) afin de ne pas être marginalisée durant les discussions avec ses collègues à la pause café. "Tutta la vita davanti" a été librement inspiré d'un livre dont j'ai déjà parlé de Michela Murgia "Il mondo deve sapere" ed. ISBN.


Tutta la vita davanti

Oggi vi parlerò di un film che ho visto ieri : « Tutta la vita davanti » di Paolo Virzi, uscito in Italia il 28 marzo 2008. Ho già trattato di questo tema in un precedente articolo, di questa generazione di giovani laureati che finiscono per lavorare nei call-center. E’ una delle prime volte che questa realtà è raccontata al cinema in modo cosi esplicito.

E’ un viaggio a traverso l’Italia di oggi. E’ la storia di una giovane donna, Marta (interpretata da Isabella Ragonese), laureata in filosofia alla ricerca del suo primo lavoro. Scopre un mondo ancora sconosciuto per lei, quello dei call-center. Sulla sua strada, incontra anche dei personaggi forti e accattivanti : un sindacalista idealista, una ragazza-madre irresponsabile, un dipendente modello, una dirigente brillante ma dalla vita privata catastrofica (una sorprendente Sabrina Ferilli) ecc. Qua tutta l’umanità s’incrocia e si frequenta e devo dire che il film è veramente riuscito.

Paolo Virzi descrive benissimo un ambiente di lavoro spesso spietato. Ha scelto il call-center come simbolo di precarietà ma denuncia le condizioni di lavoro in modo ironico come quando, ad esempio, Marta si costringe a guardare il “Grande Fratello” per non essere messa fuori delle discussioni con le college durante le pause. Il regista di “Tutta la vita davanti” si è ispirato liberamente del libro di Michela Murgia “Il mondo deve sapere” ed. ISBN.

giovedì 18 novembre 2010

Le sens de l'amitié selon Berlusconi


Article du 23.04.2008

Vous avez peut-être vu cette photo prise lors d'une conférence de presse en Sardaigne. Berlusconi et Putin s'amusent, complices et notre Premier déclare : "C'est grâce à l'amitié que l'on résout les problèmes". L’ambiance est conviviale jusqu'au moment où une journaliste russe pose une question à Putin au sujet de son divorce. Berlusconi montre immédiatement sa solidarité à Putin et il fait semblant de fusiller l'impertinente. Les photographes sont là pour fixer sur image ce moment. Les collègues journalistes italiens consolent la malheureuse : "t'inquiètes pas, il plaisantait ». Un humour pas vraiment facile à comprendre pour un non-italien.

Alors que tout le monde se demande s'il tiendra toutes les promesses de sa récente campagne électorale, ses adversaires sont déjà entrain d'imaginer comment faire capoter son nouveau gouvernement. On l'a vu avec Prodi, l'anti-berlusconisme ne paie pas. Cela fait perdre inutilement de l'énergie et surtout, cela ne fait pas avancer le pays. Et puis on a les dirigeants que l'on mérite. L’Italie est peu crédible face à la communauté européenne qui, économiquement parlant, est un véritable désastre.

Les amis avec qui j'ai l'occasion de commenter ces dernières élections, sont plutôt surpris que Berlusconi ait été réélu une troisième fois. J'ai l’impression que sa campagne électorale avec celle du parti de La Lega Nord ont payé car ils ont traité de sujets tels que l'immigration clandestine, la précarité, le fédéralisme, l'abaissement des impôts etc. On sait à quel point les mots ont du pouvoir quand les choses vont mal. Une partie de l'électorat de gauche, comme par exemple les ouvriers, ont changé leur fusil d'épaule, histoire de voir si cela peut changer les choses. La situation économique est tellement mauvaise que beaucoup sont allés à l'encontre de leur cœur et ont voté pour la première fois à droite. Mais le plus dur reste à venir. J'espère juste que Le Cavaliere, ne perdra pas trop de temps avec la politique internationale et qu'il se concentrera sur son pays. Il en a bien besoin.


Il senso dell’amicizia secondo Berlusconi


Forse avete visto questa foto scattata durante una conferenza stampa in Sardegna. Berlusconi e Putin si divertono, complici e il nostro Premier dichiara: “E' grazie a l’amicizia che si risolvono i problemi”. Tutto fila liscio sino a quando una giornalista russa chiede a Putin del suo divorzio. Berlusconi dimostra subito la sua solidarietà e fa finta di fucilare l’impertinente. I fotografi immortalano quest’istante. I colleghi giornalisti italiani tentano di consolare la giornalista : “non preoccuparti, stava scherzando”. Un humour un po’ difficile da capire per un non-italiano.

Intanto, tutti si chiedono se rispetterà le promesse della sua recente campagna elettorale e i suoi avversarsi stano già immaginando come fare cadere il suo nuovo governo. L’abbiamo visto con Prodi, l’anti-berlusconismo non paga. Fa perdere inutilmente energie e, soprattutto, non fa andare avanti il paese. E poi, si hanno i dirigenti che ci si merita. L’Italia è un paese poco credibile di fronte alla comunità europea che, economicamente parlando, è un vero disastro.

Tra lì amici con i quali ho l’occasione di commentare queste ultime elezioni, qualcuno si sorprende di questa nuova (e terza) vittoria di Berlusconi. Penso che la sua campagna elettorale, insieme alla Lega Nord, abbia fatto colpo perché ha parlato d’immigrazione clandestina, di precarietà, di federalismo fiscale, di riduzione delle tasse ecc. Si sa quanto sono potenti le parole quando le cose vanno male. Una parte dell’elettorato di sinistra, come gli operai ad esempio, ha votato diversamente con la speranza di un cambiamento. La situazione economica è cosi fragile che tanti hanno fatto una scelta di ragione e non di cuore votando a destra per la prima volta. Ma il più duro resta a venire. Spero che il Cavaliere ne perderà troppo tempo con la politica internazionale e che si concentrerà sul suo paese perché ne abbiamo veramente bisogno.

mercoledì 17 novembre 2010

La solitude des nombres premiers



Article du 01.04.2008

C'est le titre d'un très beau roman, publié par la Mondadori et qui fait un véritable tabac en Italie depuis plusieurs semaines.

Son auteur s'appelle Paolo Giordano. C’est un physicien de 26 ans qui vit à Turin et encore totalement inconnu dans le milieu littéraire. Un nouvel auteur, découvert par Raffaella Lops, qui a travaillé pendant dix ans en librairie et qui maintenant s'occupe d'édition. Des amis lui ont fait lire quelques nouvelles et, très vite, elle l’encourage à écrire un roman. Page après page, elle le conseille, le soutient et c'est ainsi que naît "La solitudine dei numeri primi". Dès sa publication, ce roman rencontre un très grand succès en librairie mais également auprès des critiques littéraires. Un vrai best-seller est né. Une histoire incroyable surtout quand on sait à quel point c'est difficile de se faire publier, même quand on a du talent. Il faut avoir un peu de chance et arriver au bon moment, comme pour beaucoup de choses dans la vie.

C’est un ouvrage plutôt facile à conseiller : quand on le commence, on ne le lâche plus. Mattia et Alice, les deux personnages principaux du livre, sont comme les nombres premiers, isolés et particuliers. Ils ont des caractéristiques qu'ils ne peuvent partager avec personne et chacun d'entre eux, à sa manière, cultive sa diversité pour survivre. On fait la connaissance d'Alice alors qu'elle n'a que sept ans. Elle se fait mal lors d'un accident à skis et cela va avoir des conséquences tout au long de sa vie. Mattia, a une sœur jumelle, handicapée mentale. Un jour, il l’abandonne dans un parc et pour lui aussi, ce terrible évènement va bouleverser son existence. On reconnaît en toile de fond, Turin, même si la ville n'est jamais citée, elle joue un rôle secondaire essentiel.

Une belle écriture, précise et inquiétante. Un réel suspens et des personnages intrigants. Tous les ingrédients pour en faire un film. En attendant, à quand la traduction en italien ?



La solitudine dei numeri primi

E’ il titolo di un bellissimo romanzo pubblicato dalla Mondadori che riscontra un grande successo da varie settimane.

Il suo autore si chiama Paolo Giordano. E’ un fisico di ventisei anni che vive a Torino ancora totalmente sconosciuto nell’ambiente letterario. Un nuovo scrittore, scoperto da Raffaella Lops, che ha lavorato durante dieci anni en libreria e che oggi si occupa di editoria. Degli amici li hanno fatto leggere qualche racconto e, molto rapidamente, lei lo incoraggia a scrivere un romanzo. Pagina dopo pagina, lo consiglia, lo sostiene e cosi nasce “La solitudine dei numeri primi”. Sin dall’inizio, il libro conosce un grandissimo successo pubblico ma anche i critici letterari lo apprezzano molto. Un vero best-seller è nato. Una storia incredibile soprattutto quando si sa quanto è difficile farsi pubblicare, anche quando si ha talento. Bisogna avere un po’ di fortuna e arrivare al momento giusto, come per tante cose nella vita.

E’ un libro facile da consigliare : quando lo inizi, non smetti più. Mattia e Alice, i due personaggi principali del libro, sono come i numeri primi, isolati e particolari. Hanno caratteristiche che non possono condividere con nessuno e ognuno di loro, a modo suo, coltiva la sua diversità per sopravvivere. Incontriamo Alice per la prima volta quando ha solo sette anni. Si fa male durante un incidente a sci e questo evento avrà dolorose conseguenze per tutta la sua vita. Mattia, è appena più grande quando abbandona, in un parco della città, la sorella gemella con disturbi mentali. Questo terribile evento segnerà anche lui in modo drammatico la sua esistenza. Si riconosce Torino, anche se la città non è mai citata direttamente, ma ha un ruolo secondario essenziale.

Una bellissima scrittura, precisa e inquietante. Un reale suspense e personaggi intriganti. Tutti gli ingredienti per farne un ottimo film. Ma intanto io mi chiedo, quando uscirà la traduzione in francese ?

lunedì 15 novembre 2010

Lettres d'Afrique

Article du 21.03.2008

Tout le monde le sait depuis la nuit des temps, les postes italiennes ne sont pas les plus efficaces. Ou est-ce encore un des mille et un cliché que l'on peut entendre sur l'Italie ? J'ai reçu, il y a quelques temps, un petit paquet envoyé depuis Genève le 17 décembre 2007. Il a mis presque trois mois pour arriver à destination. Bon d'accord, vous me direz qu’il y a eu les fêtes de Noël au milieu. Et puis c'est bien agréable de recevoir un cadeau quand on ne s'y attend pas. Mais je me suis posée cette question : que s’est-il passé en trois mois ?

Peut-être que, depuis la poste de Genève, au lieu de prendre le train pour Milan, il a décidé de prendre son temps et de passer quelques jours en terre helvétique, histoire de se préparer psychologiquement au voyage ? Comme c'était un livre, il a eu le mal du pays et il a fait un tour des librairies genevoises, afin saluer de tous ses amis. Qui sait ? Et puis, après quelques jours, au lieu de prendre le train, comme prévu pour tous les autres paquets de Noël, en globe-trotter rebelle, il a fait du stop et le voyage a été prolongé d'une ou deux semaines. A son arrivée à la douane du Grand-St-Bernard, il a goûté aux joies et au légendaire humour des douaniers suisses. Et puis c'est seulement après qu'il a pris, à contrecœur, le tunnel pour arriver enfin en Italie. Il a dû avoir certainement un petit creux et il a fait une pause-déjeuner dans le riant petit village d'Etroubles ? On peut tout imaginer.

Dans la vraie vie, selon le CISL (le syndicat des travailleurs postaux), rien que dans la région du Piémont, il y aurait trente tonnes de courrier encore à distribuer dans les arrière-boutiques des postes. Un chiffre qui laisse songeur. Alors, à qui la faute ? Il semblerait qu'un des responsables soit le système informatif Geopost qui gère la distribution du courrier. Monsieur Geopost n'est pas très sympa avec les facteurs. C’est lui qui décide du nombre de logements, de magasins et autres bureaux dans lesquels ils doivent, en moyenne, distribuer 99 kilos de courrier en six heures de temps. En effet, le système prévoit vingt secondes pour la distribution d'une simple lettre, deux minutes pour un recommandé et aucune pause-déjeuner. Aucun imprévu n’est possible. Un passant qui demande son chemin ou une personne handicapée qui met du temps à ouvrir sa porte, le contact humain passe à la trappe.

Geopost a une notoriété au-delà de nos frontières. Un revendeur américain a répondu ainsi à un client italien qui voulait acheter quelque chose sur internet : "Sorry, we don't ship to Italy and to Africa".



Lettere d’Africa

Tutti lo sanno, le poste italiane non sono molto efficienti. O è solo un dei luoghi comuni che si possono sentire sull’Italia ? Ho ricevuto qualche tempo fa, un pacco spedito da Ginevra il 17 dicembre del 2007 e arrivato tre mesi dopo a destinazione. Mi risponderete che c’erano le feste di Natale di mezzo o che è sempre piacevole ricevere un pacco inaspettato. Ma mi sono chiesta che cosa sia successo in questi tre mesi ?

Forse, dalla posta di Ginevra, invece di prendere docilmente il treno per Milano, il mio regalo ha deciso di prendere un po’ di tempo e ha passato qualche giorni in terra elvetica, per prepararsi psicologicamente al viaggio ? Visto che era un libro, ha avuto nostalgia, ed è andato a fare un giro nelle librerie della città per salutare in suoi compagni ? Chi lo sa ? E poi, dopo qualche giorno, invece di prendere il treno come previsto per tutti i regali di Natale, in viaggiatore ribelle, ha fatto autostop e il suo viaggio è stato prolungato di una o due settimane. Al suo arrivo alla dogana del Gran-San-Bernardo, ha gustato all’humour leggendario dei doganieri svizzeri. E poi, solo a malincuore, ha preso il tunnel per arrivare nel val d’Aosta. Avendo un piccolo languorino, si è fermato nel ridente paese di Etroubles ? Possiamo immaginare tutto.

Nella vita reale, secondo il CISL (sindacato dei lavoratori delle poste), solo nella regione del Piemonte, ci sono trenta tonnellate di posta ancora da distribuire negli uffici postali. Una cifra che fa pensare. A chi la colpa ? Sembrerebbe che uno dei colpevoli sia il sistema informatico delle poste Geopost che gestisce la distribuzione della posta. Signor Geopost non è molto carino con i postini : decide lui del numero di alloggi, negozi o uffici nei quali devono, in media distribuire 99 kilo di posta in sei ore di tempo. In effetti, il sistema prevede venti secondi per una semplice lettera, due minuti per una raccomandata e nessuna pausa pranzo. Nessun imprevisto è possibile. Qualcuno che chiede un’informazione o una persona in sedia a rotelle che ci mette un po’ di tempo ad aprire la sua porta, il contatto umano non è preso in conto.

Geopost è famoso oltre frontiere. Un rivenditore americano ha risposto cosi a un cliente italiano che voleva acquistare qualcosa da lui su internet : “Sorry, we don't ship to Italy and to Africa".

Ma belle-famille et moi

Article du 07.03.2008

Belle-mère en italien se dit "suocera". Je trouve que le mot est moins sympathique qu'en français. On choisit son mari mais pas sa belle-famille ou, du moins, on sous-estime l’importance de celle-ci au moment de prendre de grandes décisions (mariage, enfants). Les vrais problèmes surgissent quand naissent les petits-enfants. Cela n'est déjà pas très simple avec sa propre famille mais quand il s'agit des beaux-parents, c'est de la haute diplomatie !

La belle-mère, en général (en excluant celle de Blanche-Neige) n'est pas méchante. Mais dans mon cas, elle est italienne. Et qui dit Italie dit envahissant. La belle-mère italienne vous veut chez elle (dans le pire des cas) tous les jours ou, du moins, tous les dimanches pour le dîner en famille. Et gare à qui se rebelle ! Ici, le protocole c'est sacré. Si vous faites partie des courageuses et vous opposez une certaine résistance, la belle-mère a plus d'un tour dans son sac et, sous ses dehors innocents, elle tentera de vous coincer. Par exemple : vous avez décidé de faire la grève du-fameux-dîner-en-famille-du-dimanche ? Elle vous fait bien sentir que cela l'ennuie, mais elle garde la tête froide et si ce n'est pas vous qui venez à elle, c'est elle qui viendra à vous. Elle trouvera de subtils prétextes, genre "je passais par là", souvent sans même avertir. A quoi ça sert, ont est en famille, pas vrai ? Dans le pire des cas, comme ils ont les clés de chez vous en cas de pépin, ils ne se donnent même pas la peine de sonner. Plus on est de fous, plus on rit, pas vrai ?

Je ne parle même pas de toutes les allusions à peine voilées auxquelles on a droit quant à l'éducation des enfants. On ne fait jamais assez bien, ils sont gâtés, pourris et mal élevés. "A mon époque, les choses étaient différentes" et à ce moment là, vous avez droit au récit (souvent entendu déjà mille fois) de comment eux ont éduqué leurs enfants (votre mari), bien mieux que nous, donc… Car la belle-mère italienne aimerait à nouveau être mère et pas grand-mère, mais un certain nombre de chose l'en empêche, notamment sa belle-fille.

Il ne faut pas généraliser ni la diaboliser car heureusement, elle n'a pas que des défauts. Souvent, la suocera cuisine divinement bien. Et elle est bien disposée à vous passer de bonnes recettes qui régaleront toute la famille. Mais à ce sujet, elle peut aussi être sur la défensive. Son fils préfère-t-il sa parmiggiana ou celle de sa femme ? Grande question !!



I miei suoceri


Suocera” in italiano e belle-mère, letteralmente “bella madre” in francese. Trovo il sostantivo francese più carino di quello italiano. In genere, noi donne, scegliamo i nostri mariti ma non sempre i nostri suoceri ma attraverso la nostra scelta, prendiamo tutta la famiglia nel suo insieme. Qualche volte non pensiamo all’importanza di questa cosa, soprattutto nel momento di grandi decisioni (matrimonio o figli). I veri problemi arrivano quando nascono i figli, i primi nipotini. Non è facile con i nostri propri genitori ma quando si tratta dei suoceri, è alta diplomazia !

La suocera, in generale (a parte quella di Bianca Neve) non è cattiva. Ma nel mio caso, è italiana. E chi dice italiana dice un po' invadente. La suocera italiana vi vorrebbe a casa sua tutti giorni (nei casi peggiori) o al meno, una volta a settimana per il pranzo dominicale. E guai a chi si ribella ! Qua, il protocollo è sacro. Se fatte parte delle coraggiose e opponete una certa resistenza, la suocera sa come ottenere ragione. Ad esempio : avete deciso di boicottare il famoso-pranzo-della-domenica-in-famiglia ? Vi farà sentire che li da fastidio ma manterrà sangue freddo e se non venite voi da lei, sarà lei che verrà da voi. Troverà cupi pretesti del tipo “passavo di qua”, spesso senza avvisare, a cosa serve, siamo in famiglia, vero ? Nel peggiore dei casi, visto che hanno le chiavi di casa vostra, entrano senza nemmeno suonare.

E non parliamo delle piccole allusioni sull’educazione dei bambini. Non facciamo mai bene le cose, sono viziati e maleducati. “Ai miei tempi, le cose erano diverse” e vi dovete assorbire un discorso sentito e risentito mille volte su come loro hanno cresciuto i loro figli (il vostro marito), molto meglio di noi, certamente. Perché la suocera italiana ha la nostalgia dei suoi figli e li piacerebbe essere di nuovo mamma ma la sua nuora, in un certo modo, glie l’ho impedisce.

Ma non bisogna generalizzare perché, meno male, non ha solo difetti. Spesso la suocera cucina molto bene ed è ben disposta a passarvi delle deliziose ricette che faranno la felicità di tutta la famiglia. Ma a questo proposito, può anche essere in dubbio : suo figlio preferisce la sua parmigiana o quella della sua moglie ? Domanda cruciale !

Génération "call-center"

Article du 05.03.2008

Il semblerait, d’après plusieurs études sur le sujet, que les jeunes d'aujourd'hui ont une qualité de vie moins bonne que celle de leurs parents. Leur futur ici est à durée déterminée au même nom que les contrats de travail précaires, pour ceux qui ont la chance d'en avoir un. En effet, pas facile pour un jeune qui termine ses études d'imaginer une indépendance économique.

Tout d'abord, il y a le problème du travail. Ici, on les appelle « ragazzi del call-center » : des jeunes diplômés universitaires qui acceptent, comme premier job, un travail de téléphoniste pour un salaire moyen de 1000 euros pour 40 heures par semaine. Souvent, leur contrat ne prévoit ni les vacances ni les maladies. Sans parler des conditions de travail "à la chaîne" : la même phrase répétée une centaine de fois par jour, souvent sans même pouvoir prendre des pauses et avec beaucoup de stress à gérer. Plutôt aliénante comme première expérience professionnelle.

Quand les premiers call-center ont fait leur apparition, y travailler était synonyme d'hyper-flexibilité, de précarité et de bas salaires. En un mot, ce n'était pas très glorieux. Aujourd'hui, pour beaucoup, c'est devenu un travail à part entière et pas seulement par choix. Car, malgré leurs compétences, le marché n'offre rien de mieux. Et puis, il est difficile de trouver un travail qui corresponde aux études suivies, à une passion ou à de précises qualifications. Alors, les jeunes se contentent de ce qu’ils trouvent et les employeurs en profitent pour leur offrir le minimum de prestations. Une étude récente montre que 17’000 jeunes sont employés dans ce type d'entreprise. Sur un échantillon de 500 personnes, 176 ont un diplôme universitaire. Et puis, il y a le problème récurrent du temps partiel, très souvent imposé : impossible de louer un appartement quand on gagne 580 euro par mois.

Mais ce type de travail peut aussi donner lieu à des expériences particulières comme celle de Michela Murgia qui raconte, dans son livre intitulé "Il mondo deve sapere : Romanzo tragicomico di una telefonista precaria" paru en 2006 chez ISBN Edizioni, six mois passés dans un call-center. Son livre décrit en détail comment se passe une journée type avec un humour grinçant et un efficace sens critique.



Generazione call-center


Sembrerebbe, secondo vari studi su questo tema, che i giovani hanno una qualità di vita peggiore rispetto a quella dei loro genitori. Il loro futuro è a durata determinata, come i contratti precari di lavoro, per quelli che hanno la fortuna di averne uno. In effetti, non è facile per un giovane che finisce i suoi studi universitari di immaginare un’indipendenza economica.

Prima di tutto, c’è il problema del lavoro. Qua, si chiamano i “ragazzi del call-center”. Sono giovani laureati che accettano di lavorare come telefonisti per uno stipendio medio di 1000 euro al mese e quaranta ore a settimana. Spesso, il contratto non prevede né malattie né ferie. Senza parlare delle condizioni di lavoro “alla catena” : la stessa frase ripetuta centinaie di volte al giorno, spesso senza potere fare delle pause e con tanto stress da gestire. Piuttosto alienante come prima esperienza lavorativa.

Quando i primi call-center sono arrivati, lavorarci era sinonimo di precarietà, flessibilità e stipendi bassi. In poche parole, non era molto glorioso. Oggi, per tanti, è diventato un lavoro vero e proprio e non solo per scelta. Perche, nonostante le loro competenze, il mercato non offre niente di meglio. E poi, è molto difficile trovare un impiego che corrisponda agli studi, a una passione o a qualifiche specifiche. I giovani si accontentano di quello che trovano e i datori di lavoro ne approfittano per offrire il minimo possibile. Uno studio recente dimostra che 17'000 giovani lavorano in questo tipo d’imprese. Su un campione di 500 persone, 176 sono laureati. E poi, c’è anche il problema del lavoro part-time, molto spesso imposto. Impossibile affittare un appartamento quando si guadagnano 580 euro al mese…

Per quelli che ancora non l’hanno letto vi raccomando il libro di Michele Murgia “Il mondo deve sapere : romanzo tragicomico di una telefonista precaria” pubblicato nel 2006 da ISBN Edizioni dove racconta sei mesi passati in un call-center. Il suo libro descrive questo mondo con grande ironia e un senso critico efficiente.

Femmes et travail : deux mots inconciliables ?

Article du 26.02.2008

Pas facile de trouver un travail en Italie et pour une femme, c'est encore plus difficile. Pour quelles raisons ?

Parce qu'elle va coûter cher à son employeur, surtout si elle s'absente en cas de maternité. C’est une des contradictions du système sanitaire italien. Ici, les femmes ont droit à un long congé maternité (20 semaines payée à 80 % prolongeables jusqu’à une année payée à 30 %) mais pour tout le reste, allocations et politique familiales, l’Italie occupe la dernière place des pays de l’Union Européenne. Si la femme est en âge de procréer, lors d’un entretien d’embauche et à la question fatidique des enfants, la réponse est souvent "on vous rappellera". Mais ce phénomène n'est pas seulement italien, il me semble que malheureusement, cela se produit un peu partout en Europe.

Une des particularités ici, c'est qu'à la première grossesse, dans les 80 % des cas, la femme se voit contrainte de renoncer à son travail pour élever son enfant. Dans le système italien, très peu de choses sont mises en place pour aider les familles au niveau des crèches, notamment. Les crèches communales ont de longues listes d'attentes et les privées coûtent très cher. Une baby-sitter ? Prohibitif ! Que font donc les femmes qui gagnent en moyenne 1000 euros (salaire moyen pour un travail de secrétaire ou de vendeuse) et qui doivent en payer parfois plus de 500 euro de garde ? Souvent, elles décident de s’occuper elles-mêmes de leur enfant en renonçant à un salaire, avec tout ce que cela comporte pour leur carrière. Après une pause d’une année, c’est difficile de revenir sur le marché du travail. Et puis ici, la majorité des contrats sont précaires et à durée limitée afin de permettre à l'employeur de licencier son employée sans trop d’état d’âme.

L'autre particularité italienne c’est que, très souvent, les enfants (durant leurs trois premières années de vie) sont élevés à plein de temps par leurs grands-parents. Dans ces cas là, les familles ne peuvent absolument pas renoncer à deux salaires mais ils n'ont pas non plus les moyens d'une garde. S’ils ont la chance d'avoir encore leurs parents assez en forme et proches, ce sont eux à prendre le relais. Ici, en cas de besoin ou d’imprévus, on se tourne vers la famille mais pas trop vers les amis, par exemple. Le rôle que jouent les grands-parents est essentiel et enrichissant mais quand c’est eux qui deviennent éducateurs à plein temps (ils sont nombreux ici) à la place des parents, cela peut créer quelques dysfonctionnements à mon avis. La solution ne serait pas de trouver des moyens, comme c'est le cas en France, afin d'encourager la natalité ? Plus de temps partiel pour les femmes, des crèches d'entreprises ou des allocations familiales décentes ?



Donne e lavoro : due parole incompatibili ?

Non è per niente facile trovare un lavoro in Italia e per una donna è ancora più difficile. Per quali ragioni ?

Perché è un costo importante per il suo datore di lavoro, soprattutto se rimane incinta. E’ una delle contraddizioni del sistema sanitario italiano. Qua le donne hanno diritto a un lungo congedo per maternità (20 settimane pagate all’80 % e dopo sino all’anno pagato all’30%) ma per tutto il resto, sussidi e politica della famiglia, l’Italia occupa l’ultimo posto rispetto agli altri paesi europei. Se la donna è in età fertile, al momento del colloquio e alla domanda fatidica dei figli, la risposta è spesso “la richiamiamo”. Ma questo fenomeno non è solo italiano, mi sembra che purtroppo succeda un po’ ovunque in Europa.

Una delle particolarità qua è che alla prima gravidanza, nell’80 % dei casi, le donne siano praticamente costrette a rinunciare al loro lavoro per crescere il figlio. Nel nostro sistema, pochissime cose sono fate per aiutare le famiglie come i nidi ad esempio. I nidi comunali hanno spesso graduatorie e liste d’attese molto lunghe e i nidi privati costano sicuramente troppo. Una baby-sitter ? Un lusso ! Che cosa fanno le donne che guadagnano mediamente 1000 euro al mese (stipendio medio per un lavoro come segretaria o commessa) e che devono pagare a volte più di 500 euro al mese per il nido ? Spesso, decidono di crescere loro stesse i figli rinunciando a uno stipendio, con tutto quello che vuole dire per la carriera o l’autostima. Dopo un anno senza lavorare, è molto difficile rientrare nel mercato del lavoro. E poi, qua la maggioranza dei contratti sono precari e a durata limitata per permettere al datore di lavoro di licenziare senza troppi scrupoli.

L’altra particolarità italiana è che spesso, i bambini (durante i tre prima anni di vita) sono cresciuti a tempo pieno dai loro nonni. In questi casi, le famiglie non possono assolutamente rinunciare a due stipendi ma non hanno neanche la possibilità di pagarsi il nido. Se hanno la fortuna di avere ancora i propri genitori in buona salute e vicini, sono loro a prendersi cura dai nipoti. Il ruolo dei nonni è essenziale e arricchente ma quando sono loro che diventano educatori a tempo pieno dei nipoti (e sono numerosi qui) al posto dei genitori, questo può creare qualche problema, secondo me. La soluzione deve venire dallo Stato come in Francia dove ci sono mezzi concreti di sostegno per le famiglie. Più possibilità di trovare un lavoro part-time in modo a potere gestire anche i figli, dei nidi aziendali o degli aiuti economici decenti per le famiglie ?

venerdì 12 novembre 2010

On ne peut pas rire des politiciens

Article du 22.02.2008

Grosse polémique en ce début de semaine au regard des prochaines élections en Italie. Fiorello, un personnage à plusieurs casquettes : comique, homme de radio, chanteur, animateur de télévision et j'en passe, extrêmement populaire et surtout très médiatique, a osé s'en prendre à la classe politique : oh hérésie ! Celle-ci a toute de suite réagit à ses propos tenus à la radio dans son programme de la Rai.

L'Italie est un pays plein de contradictions et c'est une chose que je vérifie tous les jours dans mon quotidien et en partant des petites choses. L'Italie est un pays étrange peuplé de politiciens « comiques » mais qui n'ont pas toujours le sens de l'humour, surtout quand c'est un comique qui satire leur politique.

Les faits : Fiorello a lancé un appel au boycott pour les prochaines élections : "si les politiciens ne règlent pas le problème des déchets de Naples (autre fait brûlant de l'actualité), ne votez pas!" ou encore "quand vous reçevrez votre convocation pour aller voter, jetez-là à la poubelle : les politiciens doivent faire quelque chose de concret avant même les éléctions". Et dire qu'en début d'émission le directeur général de la Rai, Claudio Cappon, avait assuré, qu'en aucun cas, la politique n'aurait été abordée dans l'émission, surtout à l'approche imminente des élections. Les réactions ne se sont pas fait attendre : les auditeurs, évidemment en faveur de Fiorello, mais aussi des politiciens en furie après ces déclarations.

Au-delà des faits, quand je pense à une émission comme les Guignols de l'Info sur Canal Plus, je me dis qu'ici, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir.
Pour ceux qui s'intéressent à ce sujet, je vous recommande chaudement une émission qui, en son temps, avait été interdite à la télévision (merci qui ? merci Berlusconi !) de Sabina Guzzanti "RaiOt" sur la difficulté de faire de la satire politique en Italie : absolument édifiant ! Son site officiel : www.sabinaguzzanti.it



Questo paese dove non si può prendere in giro i politici

Grande polemica en questo inizio di settimana sulle prossime elezioni in Italia. Fiorello, un personaggio dai mille volti : comico, cantante e uomo di televisione e di radio, molto popolare, questa volta se le presa con la classe politica. Le reazioni sono state immediate in seguito al suo intervento radiofonico della RAI.

L’Italia è un paese pieno di contraddizioni, è qualcosa che verifico tutti giorni nel mio quotidiano e partendo dalle piccole cose. L’Italia è un paese strano popolato da politici “comici” che non sempre hanno il senso dell’umorismo, soprattutto quando è un comico che fa satira su di loro.

Fiorello ha lanciato un appello al boicottaggio per le prossime elezioni : “se i politici non sistemano il problema dei rifiuti a Napoli, non votate !” o ancora “quando riceverete la vostra convocazione per andare a votare, buttatela nella spazzatura, i politici devono fare qualcosa di concreto prima ancora delle elezioni”. Ha osato queste dichiarazioni, nonostante la garanzia, da parte del direttore generale della RAI Claudio Cappon, che il tema della politica non sarebbe stato trattato, soprattutto visto la vicinanza delle elezioni.

Gli ascoltatori del suo programma si sono immediatamente schierati a favore di Fiorello mentre, invece i politici si sono scandalizzati delle sue dichiarazioni. Aldilà dei fatti, quando penso a un programma televisivo francese come “Les Guignols de l’Info” su Canal Plus, che prende in giro la classe politica quotidianamente con grande successo popolare, mi dico che c’è ancora molta strada da fare.

Per tutti quelli che s’interessano a questo tema, vi raccomando un programma che fu all’epoca vietato in televisione, di Sabina Guzzanti “Raiot” sulla reale difficoltà di fare satira politica in Italia.

giovedì 11 novembre 2010

Le pourquoi du comment

Article du 19.02.2008

Je vis depuis presque quatre ans en Italie, à Turin.
Mon père est italien et ma mère est espagnole mais je suis née en Suisse en 1972. J'ai toujours pensé que l'Espagne et l'Italie étaient de merveilleux pays, mais juste pour les vacances, pas pour y vivre. Et comme beaucoup d'enfants de la deuxième génération, j'ai grandi en Suisse tout en reçevant une éducation à la "méditeranéenne". J'ai vécu à Lausanne puis à Genève jusqu'en août 2004 où j'ai rejoint mon mari à Turin.
Quitter son pays, sa famille, ses amis, son travail, sa langue et sa culture est une expérience décidemment riche à beaucoup de niveaux mais aussi difficile. Pour ma part, depuis que je vis ici, quand je raconte mon quotidien à ma famille ou à mes amis, beaucoup m'ont encouragé à créer un blog.
Que trouverez-vous ici ?
Mon modeste regard sur des faits de société, l'actualité, la politique, la musique, la littérature et tant d'autres choses au gré des événements et de l'humeur.
Bonne lecture à tous.


Perché questo blog ?

Vivo da quasi quattro anni in Italia, a Torino.
Mio padre è italiano e la mia madre è spagnola ma sono nata e cresciuta in Svizzera francese. Ho sempre pensato che la Spagna e l’Italia erano due paesi meravigliosi ma solo per le vacanze, non per viverci. Come tanti figli della seconda generazione d’immigrati, sono cresciuta in Svizzera ma ho ricevuto un’educazione “alla mediterranea”. Ho vissuto a Losanna poi a Ginevra sino al 2004 quando mi sono trasferita a Torino.
Lasciare il suo paese di origine, la famiglia, gli amici, il lavoro, la lingua e la sua proria cultura è un’esperienza molto arricchente a tanti livelli ma è anche molto difficile. Per quanto mi riguarda, da quando vivo in Italia e racconto il mio quotidiano alla mia famiglia o a miei amici, molti di loro mi hanno spinto a creare un blog.
Cosa troverete qui ?
Il mio modesto sguardo su fatti di società, l’attualità, la politica, la musica, la letteratura e tante altre cose a secondo dell’umore e degli eventi…
Buona lettura a tutti.